Joan Jordà

Né en Espagne, le peintre et sculpteur Joan Jordà témoigne dans ses œuvres de l’horreur et des fourvoiements des pouvoirs totalitaires qui ont bouleversé sa vie et celle de millions d’espagnols. Exilé en France avec ses parents en janvier 1939, il s’installe dès 1945 à Toulouse où il suit en auditeur libre, les cours de l’Ecole des Beaux-Arts, en particulier ceux d’Espinasse et de Louvrier, auprès desquels sa vocation se confirme. 

Membre fondateur, en 1979, de la Coordination des artistes peintres de Toulouse, il commence à se faire connaître en cherchant à traduire en images simples et immédiates, l’absurdité et le tragique de la condition humaine « Je cherche à faire une peinture tragique mais qui ne soit pas triste. (…) Prendre conscience « que todo es nada » sans pour cela en faire une arme de destruction, une force du mal, un laisser aller. Au contraire, considérer cette chose qui n’est rien et qui est tout – la vie – avec une curiosité et un respect inépuisable. » 

Exposées régulièrement depuis 1976, ses peintures sont incontestablement celles de l’un des grands peintres de notre temps.